Montréal a beau avoir les pires problèmes de traverses de ponts dans la province, il est devenu « normal » de perdre jusqu’à 1h par trajet pour traverser les ponts, aux heures de pointe.

La rive-nord et la rive-sud sont jointes par deux ponts:

  • Le pont Pierre-Laporte (le beau pont blanc); et
  • Le pont de Québec (reconnu pour être une merveille d’ingénierie).

Ainsi, une moyenne de 100,000 véhicules se concurrencent, vers le nord le matin et vers le sud en après-midi, pour passer sur l’un de ces deux ponts.

Dès qu’il y a un accident, la circulation bouchonne presqu’immédiatement et ça s’étire souvent sur des heures où il faut éteindre le contact de l’automobile, sortir son cellulaire et prévenir la maison (ou le bureau) qu’on sera en retard.

Les accidents sur les ponts font refouler la circulation jusqu’à l’autoroute 20, sur la rive-sud et loin sur les autoroutes Duplessis et Henri IV (parfois même jusqu’à l’autoroute 40 et l’autoroute de la Capitale), sur la rive-nord — les pertes en temps et en argent pour tous les automobilistes coincés doit se chiffrer dans les centaines de millions de dollars, sur une base annuelle.

Pensez-y.

Si chaque jour, l’automobiliste perd en moyenne 2h aux alentours des ponts, aux heures de pointe, ça signifie qu’il perd environ [ 2h x 5 jours (par semaine) x 52 semaine ] 520 heures par année (moins les congés mais bon, c’est pour se donner une idée).

Si la moyenne des employés gagnent 15$ de l’heure, ça veut dire [ 520 x 15$ ] une valeur de 7,800$ de salaire perdu « dans la circulation » pour chaque automobiliste.

Qui plus est, si l’on prend pour acquis qu’il y a environ 100,000 automobilistes qui se bousculent chaque jour pour traverser les ponts, ça signifie que les automobilistes de la région perdent collectivement [ 100,000 x 7,800$ ] 780,000,000$ (soit 780 millions de dollars) par année, à regarder le temps passer en attendant de pouvoir traverser les ponts Pierre-Laporte et de Québec.

C’est donc près d’un milliard de dollars qui s’envole en fumée dans les embouteillages monstres des ponts, à Québec.

On passe outre le smog précipité par autant de véhicules qui avancent à pas de tortue ainsi que les coûts astronomiques de santé, conséquence de tous ces automobilistes qui baignent dans des soupes chimiques toxiques, fruit de la combustion des véhicules.

Si on ajoute le stress et les problèmes individuels (et de société) dûs au stress, on fait grimper en flèche le bilan catastrophique des embouteillages continuels autour des ponts, dans la belle région de Québec.

C’est vraiment inconcevable qu’on ait pas encore construit un lien à la hauteur de l’Île-d’Orléans, entre la rive-nord et la rive-sud puisqu’un tel lien aurait pour effet de désengorger les ponts -et- sur le système autoroutier des deux rives.

On pourrait penser à un tunnel entre la pointe de Lévis, sur la rive-sud, jusqu’à la pointe Ouest de l’Île-d’Orléans puis une sorte de « causeway » remblayé à la place du pont chancelant qui menace continuellement de s’écrouler.

En remblayant pour construire une belle route à l’Ouest de l’Île-d’Orléans, on pourrait aussi en profiter pour faire la même chose à l’Est de l’île et ainsi créer un lac artificiel qui pourrait devenir un « lac urbain », assez grand pour faire atterrir des hydravions, par exemple.

À l’Ouest de l’île, le remblais pourrait supporter une belle route qui, vers le sud irait vers le tunnel menant à Lévis et vers le nord, irait se brancher sur l’échangeur menant à l’autoroute de la Capitale.

André Arthur a popularisé cette idée et franchement, c’est génial!

Les ponts entre la rive-nord et la rive-sud, à Québec, conviennent de moins en moins et il importe d’investir intelligemment pour régler les problèmes endémiques de circulation dans la région.

J’estime que ma suggestion règlerait ces problèmes!

Qu’en pensez-vous?

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