Quiconque s’intéresse à sa retraite sait que la contribution gouvernementale demeure un rempart contre l’absolue pauvreté.

Une majorité de Québécois n’ont aucune épargne, digne de ce nom, en vue de la retraite et le moment venu, les options pour « boucler son budget » sont généralement inefficaces.

À la lumière de ce constat, on comprend combien les fuites de capitaux canadiens vers les paradis fiscaux, comme la Barbade, les Bermudes, les Îles-Vierges ou l’Île de Jersey se trouvent à priver nos gouvernements de recettes fiscales qui doivent ensuite être compensées, par les contribuables qui, eux, sont pris au piège, ici, au pays.

Alors on a le droit de s’offusquer quand on lit, dans La Presse (une propriété de Gesca, appartenant à Power Corporation) qu’au fond, le problème des paradis fiscaux est insignifiant, économiquement parlant.

dollars-us-en-iasses

C’est l’excellent Alain Deneault qui démasque l »agenda pro-paradis fiscaux de Francis Vailles qui écrit pour le compte de La Presse et qui protège le système des paradis fiscaux en le minimisant.

L’IRIS qui a publié le texte d’Alain Deneault dénonce régulièrement les paradis fiscaux et à juste titre.

vaille-que-vaille-la-presse-iris

Quel retraité québécois voudrait recevoir une rente de retraite réduite pour compenser les pertes —pendant des décennies— occasionnées par le recours rampant aux paradis fiscaux, par des dizaines de milliers d’individus et d’entreprises, au Québec et au Canada?

petits-coins-de-paradis-fiscaux

Il faut s’interroger, plus que jamais, sur l’influence malsaine des paradis fiscaux, au Québec et au Canada et ce, même si un journaliste comme Francis Vailles essaie de nous endormir avec ses théories incomplètes et fumeuses, clairement conçues pour donner bonne conscience à ses patrons qui, sans l’ombre d’un doute, font un usage intensif des paradis fiscaux pour pratiquer l’évitement fiscal, de manière systématique.

La retraite de millions de Québécois est mise en réel danger par nos élus qui encouragent le recours aux paradis fiscaux, par des lois insensées qui légalisent leur usage, incluant via des stratagèmes de mauvaise fois comme le fait d’enregistrer une marque de commerce dans un paradis fiscal pour ensuite « facturer » des « droits d’usage faramineux à la « filiale canadienne » qui se fait tellement déposséder qu’elle n’a finalement plus de revenus et donc, plus d’impôt à payer ici. La compagnie usant de ce stratagème a ainsi éviter de payer de l’impôt au Québec et au Canada sur les milliards de dollars (ou moins, selon l’ampleur du transfert) qu’elle canalise par cette méthode, année après année.

Et il y a tellement d’autres « techniques » pour l’évitement fiscal. C’est 100% légal et nos gouvernements ne peuvent RIEN FAIRE sauf se rabattre sur nos petits commerces et nos citoyens pour tenter de se renflouer.

Alain Deneault a bien raison de s’offusquer de La Presse qui essaie de banaliser les paradis fiscaux.

Et vous, comprenez-vous à quel point ce système de paradis fiscal nous appauvrit, individuellement et collectivement?

Share This