Toute personne censée verrait à éliminer le spaghetti administratif et règlementaire de l’impôt pour le remplacer par un taux d’impôt unique, applicable à tous, sans égard au revenu gagné.

Par exemple, avec un taux de 15% (qui semble juste, vu nos dépenses d’État), un citoyen qui gagne 8,000$ par année verserait 1,200$ alors qu’un autre qui gagne 80,000$ verserait 12,000$.

Ce serait si simple!

Comme tout le monde paierait de l’impôt, la société serait plus juste pour tous alors qu’actuellement, la plupart des services offerts le sont d’abord pour satisfaire ceux qui les financent (autrement dit, ceux qui paient de l’impôt).

Imaginez la simplicité inédite de la relation entre le gouvernement et ses contribuables!

Fini la complexité.

Le rapport d’impôt pourrait tenir sur trois (3) lignes:

  • Combien vous avez gagné, pendant l’année: 8,000$
  • 15% de ce gain: 1,200$
  • Solde conservé par le contribuable: 6,800$

Avouez que ce serait formidable, sans compter que ce serait simple de payer cet impôt par acomptes provisionnels ou via ses chèques de salaire (prélèvement à la source).

Comme cette alternative pourrait, semble-t-il, nuire au plus démunis, le gouvernement actuel préfère entretenir le monstre administratif actuel qui se veut profondément injuste pour ceux qui sont forcés d’y contribuer et beaucoup trop clément pour tous les autres.

Prenez note que cette formule permettrait au Québec de devenir la province la plus riche de la planète puisqu’au lieu de ne rien payer (via des abris fiscaux et des passes-passes de fiscalistes), nos entreprises paieraient, elles aussi, le taux d’impôt unique de 15% — les milliards s’accumuleraient à une vitesse inédite et dans les faits, les entreprises n’en souffriraient pas.

Bien sûr, il y aurait quelques milliardaires frustrés mais ça ne les empêcherait pas de dormir.

Pour le reste d’entre-nous, cet formule d’impôt serait une bouffée d’air frais!

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