À chaque année, les Québécois passent beaucoup trop de temps à tenter de s’y retrouver dans la proverbiale Tour de Babel administrative des fonctionnaires de l’impôt qui n’en finit plus de gagner en complexité.

Le citoyen qui n’a aucune notion comptable, fiscale ou de protection de son patrimoine se laissera charmer par le premier “préparateur d’impôt” qui lui promettra un “remboursement rapide” et donc, sera d’une certaine façon inconscient de la complexité de l’impôt québécois, auquel il faut bien sûr ajouter l’impôt canadien.

En revanche, ceux qui connaissent l’importance de faire soi-même son impôt sont des habitués des formulaires d’impôt qui, en somme, cherchent à identifier ce que vous avez gagné en contrepartie des déductions auxquelles vous avez droit.

Le gros calcul de mathématique derrière chaque déclaration d’impôt augmente de manière exponentielle chaque fois que le déclarant est un travailleur autonome, un professionnel ou simplement un investisseur qui doit rendre des comptes sur ses placements.

Les deux paliers de gouvernement n’en finissent plus de poser des questions (dont l’utilité demeure très discutable) ce qui se traduit par des pertes de temps colossales, liées à l’impôt.

En tant que société, l’impôt pose de nombreux problèmes — l’un d’entre eux étant justement les pertes de temps pour faire plaisir aux fonctionnaires qui justifient leurs gros salaires “syndiqués” par une avalanche sans fin de formulaires, de règles (souvent contradictoires) et de procédures (passage obligé de toute bureaucratie qui se respecte, au grand dam des citoyens).

Au Québec, c’est pire qu’ailleurs puisque nous sommes aux prises avec une fiscalité oppressive qui étouffe l’innovation, l’initiative et le désir de réussir.

Doit-on respecter l’impôt?

Peut-être mais vu l’état actuel des choses, il aurait sûrement mieux valu laisser l’argent dans les poches des citoyens plutôt que de la canaliser entre les mains des politiciens qui engraissent les syndicats tout en oubliant de défendre les citoyens qu’ils sont pourtant censés servir.

Les politiciens prennent l’argent des impôts et font ce qu’ils veulent avec puis, dans un effort de relations publiques obligées, tentent de nous faire croire que c’est pour notre bien… il faudrait être royalement naïf pour se laisser berner par de telle manœuvres.

Ainsi, les pertes de temps liées à l’impôt ne risquent que de s’aggraver avec les années parce qu’avec les dettes qui montent, la seule solution que trouvent les politiciens, c’est d’égorger encore plus les citoyens, souvent via des ponctions sombres, cachées dans d’obscures formulaires…

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